Le chasseur de 6e génération de l’US Navy serait dans les starting-blocks.

Beaucoup attendaient sa révélation pour la semaine qui vient de s’écouler mais les signaux qu’envoient le Pentagone semblent plutôt indiquer le tout début du mois d’avril. On saura enfin qui de Boeing ou de Northrop Grumman construira en série celui qu’on appelle actuellement le F/A-XX. D’ici dix à quinze ans il devra remplacer les actuels Boeing F/A-18E/F Super Hornet et EA-18G Growler. Le constructeur Lockheed-Martin s’était vu notifié son éviction du programme au début du mois.

Et si le Président des États-Unis allait encore se mettre en scène pour théâtraliser l’annonce du vainqueur comme il l’a fait avec le futur F-47 ? Il en est capable. Peu importe la forme l’important c’est le fond, et donc de savoir qui de Boeing ou de Northrop Grumman sera le fournisseur du futur chasseur d’assaut et de défense aérienne de l’aéronavale des États-Unis. En l’absence de Lockheed-Martin toutes les spéculations sont désormais relancées. Car en matière d’avions d’armes de nouvelle génération les deux constructeurs encore en lice ont de solides arguments à faire valoir.

Boeing d’abord fournira donc le futur chasseur de domination aérienne de l’US Air Force tout en développant depuis quelques années deux modèles de drones furtifs, les MQ-25 Stingray dédiés au ravitaillement en vol et les MQ-28 Ghost Bat d’attaque et d’appui tactique. Tout deux pourraient parfaitement poser les bases d’un futur drone collaboratif, ce que les anglophones appellent un Loyal Wingman, et qui sera essentiel au futur chasseur embarqué de 6e génération.

Northrop Grumman ensuite est maître d’œuvre d’un des programmes d’avions d’armes parmi les plus ambitieux de l’histoire aéronautique américaine : le bombardier stratégique B-21A Raider. Et contrairement à Boeing son avion de nouvelle génération vole déjà et est en plein essor auprès des militaires. Niveau drones furtifs aussi Northrop Grumman a des arguments avec le MQ-73 Shepard actuellement en phase de développement, et épousant lui aussi l’architecture maison des ailes volantes ou encore le très mystérieux RQ-180 Great White Bat qui depuis une dizaine d’années maintenant ferait les beaux jours de la CIA et du renseignement militaire américain. Même sans parler de furtivité le constructeur est un des spécialistes des avions sans pilote depuis son RQ-4 Global Hawk et ses dérivés divers.

Vous l’aurez compris chacun a des arguments à faire valoir. La balle est donc désormais dans le camp de l’US Department of Defense et du Navy Yard. Mais m’est d’avis que le choix est déjà fait et que les décideurs américains attendent le bon moment pour faire l’annonce. On le saura forcément très vite.

Illustration © Boeing


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Arnaud
Passionné d'aviation tant civile que militaire depuis ma plus tendre enfance, j'essaye sans arrêt de me confronter à de nouveaux défis afin d'accroitre mes connaissances dans ce domaine. Grand amateur de coups de gueules, de bonnes bouffes, et de soirées entre amis.
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Commentaires

7 réponses

  1. bonsoir à tous
    à propos de votre phrase « Et si le Président des États-Unis allait encore se mettre en scène pour théâtraliser l’annonce du vainqueur comme il l’a fait avec le futur F-47 ? Il en est capable », je n’ai pas pu m’empecher de penser aux Tontons flingueurs et à ceux qui osent tout…mdr
    merci pour vos articles

  2. Bonjour,

    Quel intérêt de lancer ce programme à présent ?

    À la base ce ne sont pas les F35C qui étaient sensés remplacer les F18 sur les PA ?

    Un délais de 15 ans avant dotation, alors que les F35 ne seront pas encore tous arrivés ?

    Merci de nous éclairer

    1. De mémoire, l’US Navy a longtemps eu des dotations « trans-générationnel », les F/A-18 Hornet partageait les ponts d’envol avec les F-14, les F-14 avec les F-4, etc. Ensuite les F/A-18 Hornet ont volé en même temps que les Super Hornet et maintenant les Super Hornet volent avec les F-35C.
      On reste dans la continuité des dernières décennies.

  3. Encore une autre mannière de subventionner Boeing aux frais du contribuable américain.
    Pourquoi vous n’avez pas employé le terme blot de départ à la place de starting-blocks? Non mais…  » Exprime l’incrédulité devant une situation ou un constat surprenant. »

    1. C’est simple Simon Perrault personne dans le monde du sport, sauf peut-être nos amis québécois, n’utilisent le terme « blot de départ » et tout le monde parle de starting-block. CQFD.

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